27 mars 2019

SICSOE s’engage pour la Journée Bleue

Le 2 avril, c’est la Journée Bleue, la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme. Pour l’occasion, les collaborateurs de SICSOE sont invités à porter du bleu. L’initiative est venue d’une employée. Et c’est toute l’entreprise qui a suivi.

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TOUS EN BLEU À SICSOE, POUR MIEUX COMPRENDRE L’AUTISME

Cela fait cinq ans que l’entreprise SICSOE s’associe à la Journée Bleue. L’idée en revient à Valérie Dubesset, assistante administrative, dans l’entreprise depuis 16 ans. Il y a 8 ans, les médecins ont diagnostiqué un Trouble du Spectre de l’Autisme (TSA) chez son fils. Une situation dont elle a choisi de parler sur son lieu de travail.

« Je suis assez transparente sur le handicap de mon fils, je pense qu’il faut en parler sans tabou, ni honte. Pendant une période, j’ai été beaucoup absente car il y avait de nombreux rendez-vous ainsi que des bilans à faire. Et puis, le moral est parfois mis à mal, surtout au début du parcours. Quand on explique et que l’on communique, les gens comprennent. »

Quelques années après, quand Valérie a commencé à bien connaître la question de l’autisme, elle a eu envie de faire un travail de sensibilisation. Avec le soutien de sa direction, elle a posé des affiches dans l’entreprise, pour encourager les salariés à porter du bleu le 2 avril, une suggestion relayée sur les supports de communication interne. Au-delà du geste solidaire, il s’agit de mieux comprendre une situation qui touche de nombreuses familles.

« Ce n’est pas marqué sur le visage de mon fils, de plus, il a fait beaucoup de progrès depuis toutes ces années. Il est plus sociable mais des difficultés persistent, comme la frustration qu’il ne gère pas et qui peut passer pour du caprice ou le second degré qu’il ne saisit pas. Mais si on ne sait pas qu’il a un TSA (associé à un TDAH / trouble de l’attention et de l’hyperactivité et aussi multi dys), on va se dire que c’est un enfant mal élevé. C’est pour ça qu’il faut informer les gens, c’est un trouble très complexe à saisir ».

 

AIDER L’EMPLOI DES PARENTS D’ENFANTS EN SITUATION DE HANDICAP

S’il est important de mieux comprendre les réactions de personnes autistes, Valérie explique aussi que le monde du travail doit plus s’ouvrir à la question du handicap et être à l’écoute des familles. Membre de l’association d’une rive à l’autre. Cette maman rencontre de nombreux parents qui ont dû arrêter de travailler, faute de pouvoir concilier emploi et prise en charge de leur enfant.

Dans son cas, Valérie Dubesset a pu obtenir des horaires adaptés, tout en restant à temps plein à SICSOE. C’est exactement ce qu’elle voulait : conserver son emploi tout en s’occupant de son enfant à côté. Tous les jours, elle travaille de 7 heures à 15 heures. Cet emploi du temps lui permet de récupérer son fils à 15 h 30 à la sortie de l’école et de l’accompagner à ses rendez-vous médicaux.

Si elle n’avait pas pu obtenir cet aménagement, Valérie aurait dû arrêter de travailler. Elle se dit chanceuse d’avoir pu continuer.

« Les parents qui ne peuvent plus travailler n’ont plus de vie sociale. Ils n’ont plus que le handicap dans leur vie, ce n’est pas vivable. Les enfants ont besoin de parents bien dans les baskets, pour bien les accompagner. Une perte d’emploi, cela pénalise tout le monde ».

 

Pour la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, si vous le souhaitez, portez aussi du bleu !

Et si vous voulez en savoir plus sur l’autisme, rendez-vous le dimanche 7 avril à Bordeauxsur les quais à côté de la maison Ecocitoyenne. Un village de l’autisme vous attend de à partir de 10 heures. Valérie Dubesset y sera avec les membres de son association. D’une rive à l’autre participe également à des actions de sensibilisation en milieu scolaire tout au long de la semaine, mais aussi toute l’année : l’association accepte d’ailleurs avec plaisir les dons permettant de soutenir ses actions.